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Passionné de tout temps par le cinéma, Robin Livio conçoit en 1970 l’idée d’une collection bon marché, richement illustrée, dédiée aux grandes icônes du septième art.
L’idée de départ est d’ajouter aux habituelles notices biographiques et filmographiques une dimension sociologique. Pour Robin Livio, certains comédiens, à travers le supplément d’âme qu’ils insufflent à leurs personnages, acquièrent, de film en film, une dimension archétypale, mythologique pourrait-on dire, qui les transcende et rejoint l’inconscient collectif. Ces « étoiles » du cinéma, au-delà des vicissitudes de leur carrière conservent par delà les années un pouvoir d’évocation inaltérable lié à cette aura symbolique. C’est ce contenu latent qu’il s’emploie à décrypter confiant à de grandes plumes plusieurs titres de la collection (Robert Chazal, Françoise Gilles, Maurice Bessy entres autres) et en rédigeant certains, dont le « Garbo » qui lui valut à l’époque plusieurs passages à la radio et à la télévision.
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"Avant l'irruption de Garbo sur les écrans américains, Tallulah Bankhead, Joan Crawford, Katherine Hepburn, Marlene Dietrich et maintes autres stars de luminosité comparable ont l'air de jeunes gommeuses joufflues, aux cheveux coupés courts et calamistrés, au front rongé de franges, bouche en coeur, maquillage épais, oeil bulbeux et lançant des oeillades assassines, stupides ou lubriques. Dès l'ère post-Garbo, l'aspect de ces dames a changé du tout au tout : cheveux longs de page androgyne, sourcils qui ne sont plus qu'un mince trait de crayon gras, cils allongés bien artificieusement, joues creuses, maquillage à fleur de peau [...]. Il convient d'ajouter que, tout comme les dames de Vanity Fair, les mères de famille, les vendeuses des magasins, les dactylos, les mannequins dans les vitrines s'évertuent alors, à qui mieux mieux, à singer Garbo. Est-elle seulement belle, l'énigmatique Suédoise?" (extrait de "Greta Garbo" par Robin Livio) |
Pour ce travail, il a rassemblé une collection d’environ 300 photos qui sont présentées ici en six chapitres chronologiques. Il y a là des photos de plateaux et des portraits.
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GRETA GARBO (Greta Lovissa Gustafsson)
Greta Lovissa Gustafsson est née le 18 septembre 1905 au 32 Blekingegaten, un faubourg ouvrier de Stokholm, de Anna et Karl Gustafsson. Elle est la troisième enfant de la famille. Elle a un frère (Sven) et une sœur (Alva). Le père est ouvrier et la famille est pauvre. Elle va à l’école jusqu’à l’âge de 14 ans.
Au printemps 1919, son père tombe malade et elle quitte l’école pour s’occuper de lui. Son père meurt début 1920 et elle va travailler pour gagner sa vie. Son premier emploi est chez un barbier puis elle intègre les magasins d’habillement PUB. Elle devient mannequin pour les photos du catalogue maison puis tourne dans deux films publicitaires. Cela lui permet de décrocher un petit rôle dans LUFFAR PETTER de Erik Petschler puis d’être admise à l’Académie Royale d’Art Dramatique le 15 septembre 1922. Mauritz Stiller l’engage en 1924 pour son film "Gösta Berling", devient son Pygmalion et la nomme Garbo (anagramme du nom d’un prince hongrois Gabor). Le film est bien accueilli par la critique et le public. Elle tourne ensuite « La rue sans joie » (1925) de G.W. Pabst avant de partir pour les Etats-Unis dans le sillage de Mauritz Stiller qui est recruté par Louis B. Mayer, Vice-Président de la M.G.M.
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Ils accostent à New-York le 06 juillet 1925 à bord du « Drottningholm ». Le Herald Tribune annonce « L’arrivée de la plus jolie star suédoise ». Après quelques hésitations, elle suit Stiller à Hollywood et commence quelques mois après sa carrière américaine, avec le film « Le Torrent » (1926) de Monta Bell. Puis ce sera:
- « La tentatrice » (The Temptress, 1926) de Fred Niblo qui a remplacé Mauritz Stiller
- « La chair et le diable » (Flesh and Devil, 1927) de Clarence Brown
- « Anna Karenine » (Love, 1927) de Edmund Goulding
- « Une femme divine » (The divine women, 1928) de Victor Seastrom
- « La belle ténébreuse » (The mysterious Lady, 1928) de Fred Niblo
- « Intrigues » (A women of affairs, 1929) de Clarence Brown
- « Terre de volupté » (Wild orchids, 1929) de Sydney Franklin
- « Le droit d’aimer » (The single standard, 1929) de John S. Robertson
- « Le baiser » (The kiss, 1929) de Jacques Feyder
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Et viennent les films parlant :
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- « Anna Christie » (1930) de Clarence Brown
- « Romance » (1930) de Clarence Brown
- « L’inspiratrice » (Inspiration, 1931) de Clarence Brown
- « La courtisane » (Susan Lenox : her fall and rise, 1931) de Robert Z. Leonard
- « Mata-Hari » (1931) de George Fitzmaurice
- « Grand Hôtel » (1932) de Edmund Goulding
- « Comme tu me veux » (As you desire me, 1932) de George Fitzmaurice
- « La reine Christine » (Queen Christina, 1933) de Rouben Mamoulian
- « Le voile des illusions » (The painted veil, 1934) de Richard Boleslawski
- « Anna Karenine » (1935) de Clarence Brown
- « Le roman de Marguerite Gautier » (Camille, 1937) de George Cukor
- « Marie Walewska » (Conquest, 1937) de Clarence Brown
- « Ninotchka » (1939) de Ernst Lubitch
- « La femme aux deux visages » (Two-faced woman, 1941) de George Cukor
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Après ce film, Greta Garbo se retire définitivement et met fin à sa carrière d'actrice. Elle décèdera à New-York le 15 avril 1990.
Quelques sites sur Greta Garbo:
http://home.hiwaay.net/~oliver/garbo.html
http://www.classicmoviefavorites.com/garbo/index.html
http://www.thedivinegarbo.com/index.html
http://gretagarbo.net.free.fr/index.html
http://garboladivine.free.fr/accueil.html
http://ciccione.blogs.allocine.fr/
copyright©2010. www.robin-livio.com